Il ne fait pas de doute que l’objectif des danseurs Warba est de divertir. Mais les
instruments qui les accompagnent font aussi circuler des informations codées dans le
village, destinées à un petit nombre d’initiés, ainsi que des louanges. Les premiers
intéressés par ces informations sont les danseurs, qui y reconnaissent des instructions,
par exemple : saluez les hôtes ! Pas glissés en arrière ! Sautez ! Penchez-vous à gauche !
Revenez à la position de départ !
De nos jours, outre le fait que le Warba a la cote auprès des jeunes comme s'en
félicitent beaucoup de Zorgholais, il se décline en plusieurs variantes. Ainsi, on
reconnaît la danse du Ganzourgou par la présence du cor (flûte ou Toutourou) particulièrement
apprécié par le public. Quand Mogtédo, Méguet, les troupes du Kourittenga
pour ne citer que celles-là, se retrouvent sur scène le public est presque debout et ne
cesse de battre des mains. À côté de ces troupes, d'autres n'utilisent pas la flûte et l'accoutrement
est moins bigarré et coloré.
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